Archives de la catégorie ‘Humeur’

Hasard de l’actualité ou vraie tendance de fond, l’actualité du journalisme m’a particulièrement intrigué aujourd’hui… Notamment un billet d’Alice Antheaume, la responsable de la prospective du Master journalisme de Sciences Po Paris. Dans ce billet, donc, la journaliste de Slate.fr s’inquiète de « l’uniformisation des esprits », après avoir constaté à quel point certains candidats à l’entrée des écoles de journalisme se ressemblent, ont les mêmes aspirations (travailler à l’étranger, Florence Aubenas, Le Grand Journal de Canal + etc…). Son trouble angoissé est de bon aloi : à former des gens qui se ressemblent initialement, on ne peut guère renouveler le journalisme de demain. Et encore moins le relancer, alors que la presse française décline et plonge vers le « cheap », de l’aveu récent d’un chef de service d’un fameux hebdomadaire national… Souvent pointées du doigt, à tort et à raison, les formations en journalisme semblent intervenir trop tardivement.

Une question de franchise

Et si tout débutait auparavant, bien avant la Licence, un sésame souvent requis pour accéder au Master Journalisme ? La théorie a du sens, mais ne convainc pas totalement. A vouloir se lancer dans une profession exsangue économiquement, il faut du caractère pour s’accrocher aux branches, surtout quand le capital social et financier ne suit pas. Et ce caractère, précisément, devrait être acquis plus tôt, dès l’enfance, dès l’adolescence, pour que le suivisme soit banni et l’originalité mise en valeur. En théorie, les professionnels du journalisme en sont convaincus. En pratique, qu’en est-il, au delà des effets de manche ?  Car dans le milieu cloisonné de l’entreprise, l’originalité, si espérée, pourrait bien faire des précaires serviles d’aujourd’hui les subversifs de demain… Une chose est sûre : la profession, comme d’autres, gagnerait en honnêteté ce qu’elle perdrait en coups bas, en personnalités lisses et grégaires. Mieux, le terreau actuel, propice à la reproduction sociale, s’amoindrirait. Mais les patrons de presse, comme les technocrates de l’Éducation, le souhaitent-ils vraiment ? Petit élément de réponse : le journaliste de L’Express Eric Marquis a été suspendu par son employeur après avoir regretté la « peopolisation » et les coupes budgétaires du magazine dans les colonnes du Monde. Bel acte de franc-tireur. Il rappelle la position fragile des journalistes syndiqués.

A l’heure du buzz, l’internaute serait-il la proie d’une chasse à courre façon web 2.0  ? La thèse semble être confirmée par de nombreux exemples récents, à l’image d’Xkiouze.com, un site qui proposait de faux documents pour faire l’école buissonnière, avant d’avouer sa vraie nature :  le soutien scolaire. Un peu gros certes, mais l’opération de communication a parfaitement réussi. Borderline d’un point de vue éthique ? Probablement. Mais ça marche. Contactée par lePost.fr, la directrice commerciale d’Iknost, Nathalie Genieux, a expliqué qu’il y avait deux objectifs : « toucher notre cible, à savoir les lycéens, et faire le buzz avec cette petite polémique ».

Les journaux en première ligne

En 2007 déjà, le chercheur du CNRS Pascal Froissart remarquait une certaine institutionnalisation du buzz, devenu un élément clé dans la quête d’audience. La méthode employée, directement issue des techniques de marketing ou de la publicité, a amené certains journaux à se servir de la rumeur comme d’une Une accrocheuse. A l’heure de la sacro-sainte crise de la presse, entre budgets au cordeau et annonceurs en berne, de nombreuses rédactions possèdent ainsi leurs « rabatteurs », habilités à créer le buzz, l’entretenir, le relancer, pour ensuite rediriger vers les sites phares, les internautes attirés. Le Monde Interactif a ainsi crée LePost.fr ; Le Nouvel Obs’, à l’image de lemonde.fr ou Libération, possède une belle batterie de blogs ; Twitter et d’autres sites de micro-blogging relaient souvent le dernier sujet people/sexy/e-techno ou sport à la mode…

Un remède à la crise de la presse ?

Dans la même veine, le blog « People, buzz et rumeurs » annonce la couleur : Emilie Jardin, par ailleurs journaliste au Nouvel Obs’, qualifie son blog de « blablatage »… La formule est dure, mais le contenu du blog lorgne très clairement vers l’info people : le couple Brad Pitt-Angelina Jolie, l’affaire de prostitution Zahia D., ou encore le « Terrygate » figurent parmi les sujets évoqués… Une expérience personnelle semble corroborer cette tendance. Habitué à avoir entre 5 et 10 visites par jour sur ce blog, je me suis amusé à poster un billet sur l’affaire Zahia D, avec un titre bien gras dont je ne suis pas fier : « Equipe de France : les Bleus au fond du trou ? ». Et là, miracle. « La Loupe » passe en quelques heures de 5 à 97 visites. Idem sur lepost.fr, où le même billet -passé en Une- flirte avec les 12000 lectures. Je ne retenterai pas l’expérience, mais elle m’a confirmé que les sujets sexy/trash/people/buzz sont incontestablement vendeurs. J’en sors tout déçu.

Français et Belges sont voisins, s’apprécient globalement mais se connaissent mal. Ce constat aux allures de lapalissade est pourtant plein de sens, deux jours après que l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt ait publié sur lemonde.fr, une tribune opposée au « débat » français sur l’Identité Nationale et nommée « Il y a quelque chose de pourri en France« .

Au fil des lignes, Verhofstadt reproche à la France de ne pas prendre de hauteur, de ne pas inspirer ses voisins comme par le passé (l’évocation aux Lumières est évidente), voire de renouer avec son passé mi-maurassien mi-collabo. La référence au régime de Vichy saute aux yeux, mais le Belge laisse entendre que le débat intéresse les Français, alors que la plupart d’entre eux voient derrière les séminaires à répétition l’ombre d’une stratégie électorale… Maladroit, mais sincère, car le débat sur l’Identité Nationale casse à l’étranger -et dans les grandes largeurs- l’image accueillante et ouverte de la France, « ce » pays des droits de l’Homme. Toutefois, Guy Verhofstadt commet l’erreur de globaliser les Français et ne semble pas faire de différence entre les sympathisants de sensibilités différentes. Pourtant, les extrémistes de tout bord n’ont pas encore réduit à néant la diversité de notre pays…

Même combat mais autre ton pour Luc Rosenzweig, ancien journaliste de Libération et rédacteur en chef du Monde. Sur le site d’échange et de réflexion causeur.fr et dans un billet finement titré « Ta gueule, Verhofstadt« , Rosenzweig reproche à l’ancien Premier ministre belge de ne pas apporter son « regard extérieur », et surtout de parler de la France maurassienne comme d’une « remontée d’égouts ». Jusque là, la position du journaliste ne correspond pas à ma sensibilité, me dépasse légèrement mais n’a rien d’infâmante. On rentre par contre dans le dur, lorsqu’il dit de la sortie de Verhofstadt, qu’elle n’est « qu’une prise de position d’un voisin belge, sous-catégorie flamande ». Sous-catégorie ? Mais de quelle sous-catégorie parlons-nous donc ? Untermensch peut-être ? Je n’oserai répondre à cette dernière question. Mais la suite de sa parution électronique m’interpelle.

En effet, quelques joyeuses lignes plus tard, Luc Rosenzweig tire à boulets rouges sur les « Flamands », « un peuple dont le rapport a l’identité nationale se manifeste de manière brutale et provocatrice, avec des excès racistes et xénophobes plus violents, en paroles, que partout ailleurs en Europe occidentale. » L’attaque devient ciblée, mais la frappe  oublie d’être chirurgicale. A entendre l’ancien journaliste, l’identité nationale flamande rime avec brutalité et provocation. Je ne l’invente pas, il le dit lui-même. Je le répète, même. Histoire de faire bondir, soyons fous, l’immense majorité de Belges d’Anvers à Ostende, heureux d’être Flamands et tout à fait pacifistes.

Enfin, et je vais m’arrêter là, Luc Rosenzweig voit derrière la méconnaissance belge de la Brabançonne, la preuve d’un « rejet profond de la Belgique unitaire ». Comme si la Belgique devait s’emparer de son hymne national, comme la France sait s’emparer de la Marseillaise. Une grave erreur, teintée de négligences historiques. Les deux pays ont certes connu les affres et les avancées d’une révolution, mais le royaume de Belgique, lui, est issu -en bonne partie- d’une question… européenne, aux forts accents avant-gardistes de realpolitik.

Le semi plat-pays a certes appris à revendiquer sa double appartenance nationale et régionale. Mais les Belges savent au fond d’eux que leur alliance tient à un contrat social  défendu corps et âmes contre les occupants successifs : ni Néerlandais, ni Allemands, ni Autrichiens, ni Français, ils sont devenus… Belges. D’intentions constructives ou maladroites, de forme polie ou agressive, les interventions de Verhofstadt comme de Rosenzweig nous prouvent, le temps de deux sorties, qu’il est risqué de parler de ce qu’on connaît mal…

Pierre Laurent

Je ne pensais pas James Cameron capable de gâcher un univers original en le couplant à un scénario à la Roland Emmerich. Armé de cette certitude, j’ai cédé hier soir à la tentation « Avatar », largement relayé par les médias ces dernières semaines. Les premières minutes ont confirmé mes (grandes) attentes et exposent, avec un souci du détail appréciable et trop rare Outre-Atlantique, l’univers de ce film. En 2154, Jake Sully, un ancien marine paraplégique, accepte de participer au programme Avatar, pour remplacer son défunt frère jumeau. Il est envoyé sur Pandora, uneexoplanète située à 4,4 années-lumière de notre système solaire. Cette planète , riche d’une faune et d’une flore réjouissantes, est habitée par les Na’vi, une espèce humanoïde aux faux airs d’elfes façon Donjons et Dragons. Bien sûr, la présence humaine sur Pandora ne relève pas du seul intérêt touristique : les Terriens convoitent l’Unobtainium, un minerai inexploité sur place mais très riche. Comme le plus gros gisement se situe sous le biotope d’un clan Na’vi, les hommes décident de créer le programme diplomatique Avatar.

Une double vie

Le jour, l’esprit de Jake Sully, grâce à un mécanisme biologico-informatique sophistiqué, prend possession d’un… avatar bâti sur le modèle d’un Na’vi. La nuit, Sully retrouve son corps terrestre, démoli par la paraplégie.  Bon gré mal gré. Aussi heureux parmi les Na’vi que cynique et insomniaque chez les humains, il doit intégrer la population locale pour la convaincre de vivre ailleurs. Deux personnes supervisent son travail : la scientifique au grand cœur Grace Augustine, comme un clin d’œil à Dian Fossey (déjà jouée par Sigourney Weaver en 1988…) et le colonel Miles Quaritch, un faucon mais vrai abruti à la solde de Selfridge, le patron  ouvertement carriériste du consortium en quête de pétrole… pardon, d’Unobtainium. Très vite, deux visions s’opposent. La première prône la diplomatie et veut laisser le temps au temps. La seconde, incarnée par des mercenaires prompts à dégainer, laisse quelques semaines à Sully pour convaincre les Na’vi de « camper plus loin ».

Happés par le milieu

Stéréotypé vous me direz. Cameron refait le coup d’Aliens, l’univers luxuriant remplaçant la glaçante LV-426… A un détail près : aucun personnage n’est vraiment mis en avant. Comme Abyss, et à l’opposé de la série des  Terminator, ce film débute à la manière d’un conte. Même tempo lent, même exposition préalable, même empathie pour les faibles et la nature. En fait, ce film tire son originalité de son univers follement onirique, qui marie le meilleur de King Kong, de Star Wars et des plus belles productions de Miyazaki. La flore, propice à la rêverie et à la contemplation, cajole autant que la faune est sauvage. Sanglante mais juste, rude mais luxuriante, elle pourrait être un fantasme de retour à la vie originelle. De son côté, Sully rappelle furieusement Bob Morane, par son cynisme et sa sensibilité à fleur de peau. Ce Marine pas comme les autres finit par conquérir les Na’vi et le cœur de la fille du roi : la trépidante, imprévisible mais terriblement niaise Neytiri. Sully a beau être happé par la grâce de ce peuple en harmonie avec la nature, il ne se leurre guère. Il sait déjà qu’il devra choisir rapidement. En effet,  à l’horizon, se profilent déjà les ordres arides du colonel Quaritch. Jake doit-il trahir « son » camp aux idées colonialistes ou vivre en harmonie avec un peuple dont il partage les us et les coutumes ?

Le choix de la facilité

La question est rhétorique. Et c’est là que le film se perd. Si la peinture du peuple local est une merveille de délicatesse et d’honnêteté (les Na’vi sont eux aussi xénophobes), le tableau humain est aussi stéréotypé que réaliste. Les nombreuses références à la guerre du Vietnam plongent le film dans une autre dimension. Cameron s’éloigne peu à peu du conte pour rejoindre le genre de la science-fiction à grand spectacle. Dommage, car le récit gagne en force ce qu’il perd en puissance émotionnelle. Exemple-type, la bluette mal exploitée voire surfaite entre Neytiri et Jake. Cette relation prend le dessus sur la seule question qui méritait d’être posée : et si les humains avaient tendu la main au peuple Na’vi ? Au vu de la mythologie propre à ce film, je ne suis pas sûr du tout que les Na’vi l’auraient accepté facilement… Faute de subversion, Cameron -ou ses financiers?- a sacrifié la fragile magie des relations sur l’autel du choc des civilisations, pour y trouver l’occasion d’un tacle appuyé voire lourd aux sociétés occidentales. Courageux mais pas très subtil, car à trop privilégier la fluidité du récit, l’ancien réalisateur de « Titanic » rate ici ce que Kevin Costner a réussi avec « Danse avec les loups« . Émouvoir sans manières, toucher sans grosses ficelles, quitte à marquer les esprits durablement.

Pierre Laurent

Barbie toxique / Eloi Valat DR

 

Ondes téléphoniques dangereuses, adjuvants cancérigènes dans les cosmétiques et pluies acides… La liste fait peur. Cette sombre litanie vient pourtant de s’allonger, une fois de plus par un produit que l’on imaginait innocent : la poupée Barbie. Le décalage semblerait surréaliste voire comique s’il n’était pas terrifiant, d’autant que d’autres cadeaux souvent offerts à Noël pourraient contaminer vos petites têtes blondes. En effet, le magazine 60 millions de consommateurs vient de révéler que de nombreux objets destinés aux enfants « renferment des substances chimiques potentiellement dangereuses ». En ligne de mire, les phtalates, susceptibles de créer des problèmes de fertilité. Ils sont présents à hauteur de 26% dans la valve de la souriante Barbie, alors que la norme européenne préconise un taux inférieur à 0.1%. De quel cynisme faut-il s’armer pour faire courir un tel risque à sa clientèle ? D’autant que les enfants, toujours curieux, « triturent » souvent leurs jouets dans tous les sens.

Le bio, ce grand cachottier

Même les jouets en bois, supposés écologiques, peuvent être des concentrés de toxicité. Comme le cite Le Monde, 13 produits sur 15 testés contiennent soit du formaldéhyde (un matériau cancérigène), soit des métaux lourds. Et cela n’est pas fini… Les joues joliment rougies des enfants, à renfort de tatouage ou de maquillage, n’y échappent pas. Sur 5 coffrets, 4 contiennent du baryum. Les produits cosmétiques sont tout autant concernés, et des marques à l’image verte commercialisent des produits renfermant des substances douteuses. A commencer par The Body shop et de nombreux produits vendus en pharmacie, comme Biotherm.

Le popotin des bébés est-il intoxiqué ?

Paraben, EDTA, phenoxyéthanol… Ces noms vous sont étrangers, mais votre peau doit, pourtant, encore s’en souvenir. Bien planqués derrière un emballage clinquant et la ritournelle  « produit testé dermatologiquement », ces additifs sont largement combattus par Greenpeace, qui édite de temps en temps un guide d’achat assez complet.  On y découvre notamment que les produits Mustela et Dop, très populaires auprès des enfants ou de l’érythème fessier des bambins, renferment les molécules les plus néfastes à la santé. L’ironie inquiète, l’information me foudroie. Ainsi, de nos jours, même les marques reconnues n’échappent pas au cynisme et à l’arrivisme financier des fabricants, prêts à tout pour faire des économies de bout de chandelle. Dire qu’il faut aussi se méfier des contrefaçons…

Affiche du film de Joann Sfar, « Gainsbourg, vie héroïque ». Universal Pictures

Gainsbourg sans fumée, est-ce donc bien raisonnable ? Non-fumeur résolu, pourfendeur acharné du tabac, je ne peux pourtant pas dissocier l’image du chanteur de ses fatales volutes blondes. Ce regret m’est amer, mais la gauloise a fusionné avec le chanteur à mesure que son Némésis, Gainsbarre, supplantait l’auteur délicat de la « Javanaise ». Il les fumait avec passion, elles l’ont consumé sans reconnaissance du ventre. Aussi, le dessinateur et réalisateur Joann Sfar doit fulminer de voir que la fumée de cigarette ne sort plus de la bouche du chanteur sur les affiches de son dernier film, le biopic « Gainsbourg, vie héroïque ». En effet, la Métrobus, la société en charge des campagnes publicitaires dans les transports parisiens, vient de transformer le pompier Gainsbarre en homme aux poumons neufs, conformément à la loi Evin. Dans ce bas monde, force reste à la loi. Rien de bien grave en somme, si ce n’est que la tendance est lourde.

La retouche numérique est reine

En avril dernier, Jacques Tati, ce cinéaste odieux à la solde de Morris & co, avait déjà perdu sa pipe, retoquée par les riants services juridiques de la RATP et de la SNCF, en pleine promotion de l’exposition de la BNF « Jacques Tati, deux temps trois mouvements ». Un événement en guise de confirmation, car il y a quatre ans, la clope de Jean-Paul Sartre avait été gommée sur les affiches de la bibliothèque chère à François Mitterrand. Mais n’en déplaise à « Messieurs les censeurs », le symbole visuel de la cigarette importe peu. Elle a tant fusionné avec ces personnages que l’imaginaire collectif prend le relais. Bien ancré, il supplante sans mal ces pathétiques tentatives d’aseptisation, qui flirtent avec le négationnisme culturel.

Des précautions étouffantes

Moralité, le principe de précaution n’en finit plus. Mais jouons franc-jeu, allons jusqu’au bout de cette logique et prétendons, pour commencer, que Françoise Sagan n’a jamais abusé du gin. Tentant, mais cela ne changera pas le sort des -nombreux- alcooliques anonymes. Puis cédons à la tentation du gros buzz qui tache. Et là, je tiens un scoop, Thierry Henry n’a jamais fait de main contre l’Irlande. De peur d’être accusés à tort, les footballeurs contrits par l’enjeu vont donc, à l’avenir, rivaliser d’honnêteté. Finalement, ce constat risible est très rassurant. La méthode Coué a de beaux jours devant elle.