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Et si les jours à venir marquaient un pas dans la lutte contre le réchauffement planétaire ? Du 7 au 18 décembre, Copenhague va accueillir la 15e conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Et les annonces récentes des Etats-Unis et de la Chine pourraient donner un nouvel élan aux âpres négociations.

|© AFP PHOTO / Frederic J. BROWN

A Copenhague, à l’occasion du 15ème sommet sur les changements climatiques, l’ONU espère la signature par 192 pays d’un nouveau traité international destiné à succéder au protocole de Kyoto lancé en 1997. Ce texte engageait les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % en 2012 par rapport à 1990, tandis que les pays en voie de développement n’étaient soumis à aucune contrainte. Si l’accord doit s’achever en 2012, son bilan semble mitigé. Depuis 1997, la Chine est devenue le premier émetteur mondial de CO2 devant les États-Unis, dont les habitants restent les plus polluants. Non ratifié par Washington, le protocole de Kyoto semble déjà obsolète. Les écologistes voient en ce sommet un nouveau départ, d’autant que les émissions de CO2 ont atteint un pic record en 2008, selon le rapport annuel du consortium Global Carbon Project. Pourtant, dès 2007, un rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tirait la sonnette d’alarme.

Actualiser le protocole de Kyoto

Dos au mur, l’ONU va tenter d’actualiser le protocole de Kyoto, signé par les États-Unis mais jamais ratifié : les pays « en transition économique » comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont ainsi très attendus. Mais depuis la signature du protocole de Kyoto en 1997, la situation mondiale a évolué et les Américains risquent de négocier au prix fort leurs intérêts, sachant que la crise économique a été aiguë et que la Chine est désormais le premier pollueur mondial. En outre, les pays émergents attendent des pays du Nord -perçus comme les responsables du réchauffement climatique- un effort financier. De nombreux points prêtent à débat : les chiffres de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le financement du futur accord.

L’espoir en berne

Si le chantier est immense, les responsables politiques ne croient plus à la rédaction commune d’un accord légalement contraignant. En novembre, la session de négociations de Barcelone a repoussé l’échéance à 2010, en faisant du sommet de Copenhague l’occasion d’un simple « accord politique ». Yvo de Boer, le responsable climat de l’ONU, restait toutefois optimiste : « Si nous avons déjà à Copenhague des objectifs clairs (…), et je suis confiant à ce sujet, alors on pourra fixer cela dans un traité six mois plus tard ». Reste un gros bémol. L’Inde, le deuxième pays le plus peuplé au monde, refuse de donner le moindre objectif chiffré, contrairement à la Chine et aux États-Unis. Le négociateur indien Shyam Saran ne souhaite pas « s’engager à des objectifs de réduction d’émissions de la même manière que les pays développés » et refuse toute mesure allant à l’encontre de la croissance de son pays. La position refroidira les optimistes.

Pierre Laurent

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Barbie toxique / Eloi Valat DR

 

Ondes téléphoniques dangereuses, adjuvants cancérigènes dans les cosmétiques et pluies acides… La liste fait peur. Cette sombre litanie vient pourtant de s’allonger, une fois de plus par un produit que l’on imaginait innocent : la poupée Barbie. Le décalage semblerait surréaliste voire comique s’il n’était pas terrifiant, d’autant que d’autres cadeaux souvent offerts à Noël pourraient contaminer vos petites têtes blondes. En effet, le magazine 60 millions de consommateurs vient de révéler que de nombreux objets destinés aux enfants « renferment des substances chimiques potentiellement dangereuses ». En ligne de mire, les phtalates, susceptibles de créer des problèmes de fertilité. Ils sont présents à hauteur de 26% dans la valve de la souriante Barbie, alors que la norme européenne préconise un taux inférieur à 0.1%. De quel cynisme faut-il s’armer pour faire courir un tel risque à sa clientèle ? D’autant que les enfants, toujours curieux, « triturent » souvent leurs jouets dans tous les sens.

Le bio, ce grand cachottier

Même les jouets en bois, supposés écologiques, peuvent être des concentrés de toxicité. Comme le cite Le Monde, 13 produits sur 15 testés contiennent soit du formaldéhyde (un matériau cancérigène), soit des métaux lourds. Et cela n’est pas fini… Les joues joliment rougies des enfants, à renfort de tatouage ou de maquillage, n’y échappent pas. Sur 5 coffrets, 4 contiennent du baryum. Les produits cosmétiques sont tout autant concernés, et des marques à l’image verte commercialisent des produits renfermant des substances douteuses. A commencer par The Body shop et de nombreux produits vendus en pharmacie, comme Biotherm.

Le popotin des bébés est-il intoxiqué ?

Paraben, EDTA, phenoxyéthanol… Ces noms vous sont étrangers, mais votre peau doit, pourtant, encore s’en souvenir. Bien planqués derrière un emballage clinquant et la ritournelle  « produit testé dermatologiquement », ces additifs sont largement combattus par Greenpeace, qui édite de temps en temps un guide d’achat assez complet.  On y découvre notamment que les produits Mustela et Dop, très populaires auprès des enfants ou de l’érythème fessier des bambins, renferment les molécules les plus néfastes à la santé. L’ironie inquiète, l’information me foudroie. Ainsi, de nos jours, même les marques reconnues n’échappent pas au cynisme et à l’arrivisme financier des fabricants, prêts à tout pour faire des économies de bout de chandelle. Dire qu’il faut aussi se méfier des contrefaçons…